Historique du regroupement
DANS LES ANNÉES 1980
Le travail de rue est une pratique d’intervention psychosociale établie au Québec depuis plus de 40 ans. Initiée par des organisations publiques et communautaires dans le cadre de programmes et projets spécifiques de prévention comme la prostitution, l’abus d’alcool et de drogues ou encore l’itinérance, cette pratique a connu un essor déterminant dans les années 80 avec l’émergence du SIDA, la désinstitutionalisation, et l’aggravation du phénomène de l’exclusion sociale chez les jeunes.
ANNÉES 1993
Voyant leur nombre continuer à croître, les travailleurs et les travailleuses de rue se sont organisés en 1993 en une association nationale appelée l’Association des Travailleurs et Travailleuses de Rue du Québec (ATTRueQ), afin de maintenir une cohérence. En matière de formation ou encore de bien-être des intervenants de terrain, l’Association des Travailleurs et Travailleuses de Rue du Québec (ATTRueQ) a élaboré un code d’éthique qui guide la pratique au Québec depuis sa création.
ANNÉES 2002
Au cours des années plusieurs organisations dédiées au travail de rue ont été mises sur pied et leurs responsables se sont naturellement tournés vers l’ATTRueQ pour partager leurs réalités et leurs expertises. C’est donc au sein même de l’association, en 2002, qu’est née l’idée de regrouper les organisations pour lesquelles la pratique faisait partie intégrante de leur mission. Suggérant d’abord une intégration à la structure organisationnelle de l’ATTRueQ, on préconisera plutôt un regroupement indépendant, complémentaire et dédié aux organismes dans le développement et la reconnaissance de la pratique.
À PARTIR DE 2004
À partir de 2004, les représentants d’une vingtaine d’organisations de travail de rue se sont rencontrés annuellement pour jeter les bases de l’organisation nationale que sera le Regroupement des organismes communautaires québécois pour le travail de rue (ROCQTR). En partageant leurs diverses réalités (organisationnelles, géographiques, politiques, etc.) et leurs attentes face à la démarche, les participants ont élaboré des outils structurants tels que les objectifs de la charte, les dispositions générales, les critères d’adhésion, la formule de cotisations, etc.